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La Sologne traditionnelle

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9782365724203

160 pages
Format 17 x 23 cm
Gérard Bardon 

Résumé du livre : La Sologne traditionnelle

Voici la Sologne traditionnelle dans ses moeurs, ses coutumes, ses habitudes, ses loisirs, son parlage, ses traditions, ses croyances, ses superstitions, ses hommes et ses femmes…

Les Berrichons appelaient les Solognots « Vent’ pelé », les Beaucerons, eux, les surnommaient « Mangeux de caillé », c’est dire si ceux-ci n’étaient pas réputés pour leur force et leur carrure.

Ce surnom de « Mangeux d’caillé » venait certainement du fait que le Solognot faisait grande consommation de lait tourné.

Mais le plus souvent le Solognot était affublé d’un surnom beaucoup plus mystérieux : « Ventre Jaune ». Était-ce à cause de sa sous-alimentation qui finissait par lui donner un teint terreux, brûlures du soleil récoltées dans le dur travail des champs. Nous préférons une source plus poétique dans les nombreux genêts qui poussent ici et là dans les landes solognotes.

Cela résumait bien les difficultés de vivre dans cette région très humide, souvent insalubre, à l’écart des grandes routes de passage et qui explique pourquoi il a conservé si longtemps tant de croyances, d’interdits et de traditions.

Jusqu’au milieu  du XIXe siècle, misère matérielle, misère physique et misère intellectuelle s’additionnent. À cette époque, le juge de paix de Lamotte-Beuvron indique que la quasi totalité de la population est illettrée, à peine 1% des hommes sait lire et écrire, et beaucoup moins encore chez les femmes. La fréquentation scolaire est très faible, surtout lorsque les travaux des champs battent leur plein.

De la Restauration à la troisième république, l’analphabétisme recule de façon significative. Le développement de l’instruction va entraîner un changement significatif de comportement et lorsque débute le XXe siècle, les paysans de Sologne agissent et pensent comme la plupart des paysans français.

Si l’on a pu remarquer que le Solognot était défiant, rusé, moqueur, on peut signaler qu’il possède quelques qualités importantes comme celles du coeur, ainsi qu’une grande finesse d’esprit et le corollaire de ses défauts une grande indépendance de caractère et une grande prudence.

On ne rentre pas facilement chez le Solognot, mais lorsqu’on rentre, on s’y sent bien. Il tire sans doute son caractère secret et méfiant de l’isolement de la région, de la pauvreté de son sol, de la misère engendrée qui ne se seront véritablement rompus qu’au début du XXe siècle.

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