LES LANDES D’ANTAN à travers la carte postale ancienne
128 pages / Format 25 x 32,5 cm / 350 cartes postales anciennes / Antoine De Baecke et Jean-Luc Éluard / HC
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Surfeurs en quêtes de vagues ou touristes voulant profiter des cures thermales et du soleil, Les Landes attirent chaque année une foule de vacanciers. C’est le département le plus vaste de
France métropolitaine. Formée au gré des vents et des marées, la dune borde 106 km de plages et protège la forêt de pins.
Au fil des siècles, les paysans landais, hommes rudes et inventifs, ont su tirer profit de ces étendues désolées, domptant ingénieusement la nature et permettant des récoltes abondantes.
Ainsi, en 1900, les terres landaises sont pleines de ressources. Le principal atout de la région est sa forêt, « l’or vert des Landes » : résiniers, bûcherons, charbonniers et bouchonniers y règnent en maîtres. Mais il n’est pas rare de croiser sur son chemin la silhouette brumeuse d’un berger surveillant son troupeau du haut de ses échasses. Le pays landais est riche en traditions : les savoir-faire se transmettent de père en fils, la chasse à la palombe est l’objet de rituels immuables et la tuaille du cochon nécessite la présence de toute la famille.
À la Belle Époque, malgré un quotidien difficile rythmé par les saisons, les distractions et loisirs ne manquent pas : les courses landaises et corridas attirent la foule et le jeu de quille trouve ses premiers adeptes. Le passage à un nouveau siècle marque le temps de la modernité : avec l’arrivée du chemin de fer, voici qu’affluent curistes et amateurs de bains de mer, transformant Dax, Capbreton ou Hossegor en villes thermales et stations balnéaires. Les cités se réinventent et, sans abandonner vraiment leur personnalité, plongent avec délice dans le tourbillon des Années folles en compagnie des altesses et des artistes de l’époque.
À travers près de 350 cartes postales anciennes, Antoine De Baecke et Jean-Luc Éluard retracent avec passion une époque où tout doucement, la Côte d’Argent devient un haut lieu du tourisme…
Antoine De Baecke, journaliste spécialisé dans la chronique culturelle depuis une quinzaine d’années, s’occupe actuellement des pages « Sortir » de Sud-Ouest pour l’édition de Gironde. Il signe ici son premier ouvrage, coécrit avec Jean–Luc Éluard, également journaliste à Sud-Ouest pour la rubrique culture.