Grandir à Lille dans les années 1940 et 1950
Bernard Dereux, Chakri Belaïd
64 pages
16,5 x 24 cm
Couverture souple, broché cousu
Nombreuses illustrations et photos
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Résumé du livre : Grandir à Lille dans les années 1940 et 1950
À peine relevée de la Grande Guerre, la capitale des Flandres se retrouve plongée dans les affres d’une seconde occupation marquée, celle-ci, par l’isolement total du Nord-Pas-de-Calais du reste de la France. À la Libération, Lille a faim, manque de logements et doit reconstruire ses usines, très éprouvées par les bombardements. À la fin des années 1940, une lueur d’espoir apparaît ; et si le club lillois réussit des exploits inédits en championnat de France, c’est d’ailleurs que vient le salut – d’en bas, des usines. Tandis que le textile s’illustre brillamment à la Foire commerciale de 1951, les locomotives des usines de Fives-Lille s’exportent dans le monde entier, jusqu’en Amérique latine !
Tirée de son marasme, la ville modernise ses hôpitaux, son centre administratif et lance les travaux de la future autoroute A1, la première de France. C’est aussi le retour des fêtes populaires. Chineurs dans l’âme, les Lillois renouent avec la braderie et ses orgies de moules-frites, dont l’odeur si familière embaume à nouveau les rues de la ville. Le long de la rue Béthune, la plus animée de la cité, se côtoient pas moins de vingt cinémas, de grandes brasseries et des restaurants fameux, dont L’Huîtrière. La petite bourgeoisie va danser au Café des fleurs, dans le bois de la Deûle, tandis que le petit peuple valse dans les arrière-cours des troquets. L’après-guerre à Lille, c’est aussi la survivance de ces quartiers ouvriers hérités de la révolution industrielle, avec leurs labyrinthes de courées et leurs habitats accolés aux usines. De véritables quartiers-ville, bouillons de traditions populaires où résonne plus souvent le patois que le français. Saint-Sauveur, le plus emblématique, finira rasé pour des raisons de salubrité. Une amputation « salutaire » qui annonce déjà la fin d’un monde, d’une certaine âme lilloise.